Étudiante en théologie, je finis actuellement le premier cycle avec l’Université Catholique de Lyon. Etant en communauté à La Pourraque, dans le Vaucluse, je poursuis ce parcours en grande partie en ligne (via Theoenligne) et je me rends à Lyon 24h par semaine, pour suivre l’un ou l’autre cours sur place. Ces études, démarrées il y a presque 10 ans, sont devenues ces dernières années mon milieu de vie quasi quotidien…

Au point de départ, il y a eu une figure : Edith Stein, dont le parcours de philosophe, ayant mis sa réflexion au service de la cause des femmes de son temps, m’avait touchée. Puis il y a eu un appel de la supérieure générale à faire des études de théologie en parallèle de mon travail d’ingénieur sur des chantiers de génie civil. Ce qui m’a permis de valider en 2013 un DUET (Diplôme Universitaire d’Études de Théologie). Enfin il y a eu une option prise en 2015 alors que j’achevais un « contrat de chantier » : passer aux études à temps plein et aller au bout du premier cycle, et plus si affinité… Donc m’y voilà : je vais terminer cette année le premier cycle et je démarre le second cycle !

Ces études ont d’abord été un lieu de respiration personnelle, un soutien pour durer dans la vie professionnelle qui était la mienne sur les chantiers. Cet équilibre entre un travail technique, très relationnel, dans le vif des décisions à prendre chaque jour pour que les chantiers tournent et un travail plus solitaire de réflexion fondamentale pourrait-on dire (réflexion sur l’Église, sur le contenu de la foi, sur  l’expérience spirituelle, philosophie, etc.) a été pour moi pendant plusieurs années bienfaisant.

Maintenant, c’est un peu différent. Les études de théologie sont devenues mon activité à temps plein. Et la mise en route d’un deuxième cycle ouvre sur un chemin nouveau où s’opère une forme de discernement. « Vers quels chemins nous conduis-Tu… ? » dit le chant. Il y a bien sûr les « lieux » qui m’intéressent spontanément : le champ de la vie en société, l’horizon de la pluralité religieuse… Mais il me faut encore les recevoir comme des terres d’études où m’enfoncer, sans bien savoir ce qui en sortira, mais dans l’espérance d’un fruit qui en son temps me permettra de servir aux chantiers du monde et de l’Église.

Ces études, ce sont à la fois mon travail et celui de Dieu. C’est ainsi que je les vois aujourd’hui. Et j’ai changé de « respiration » : c’est en m’occupant dans la maison, en veillant sur les installations techniques, en étant en lien avec l’un ou l’autre artisan qui intervient à La Pourraque que je m’aère l’esprit !

Géraldine

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