Noëlie accompagne le processus de conversion écologique de la congrégation. A l’occasion de la semaine « Laudato Si » (16-24 mai), elle nous en présente les enjeux principaux.

S’appuyer sur des textes clés.

Lorsqu’on parle d’écologie, nous sommes souvent davantage préoccupés des choses « à faire » : cela est très important. Cependant, il est bon de poser certains préalables qui peuvent nous aider à élargir notre regard, à nous transformer de l’intérieur pour mieux habiter nos actes.

A travers l’encyclique Laudato Si, les documents du Synode pour l’Amazonie – dont l’exhortation Querida Amazonia -, et les textes de référence de la Congrégation, nous découvrons que l’écologie n’est pas une question de sensibilité mais une part essentielle de notre expérience chrétienne. Quel que soit notre niveau de conversion actuelle, nous avons tous besoin d’une conversion écologique car la conversion est dynamique, jamais finie.

S’il est vrai que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands », la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. (…) Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne. (LS 217)

Faire découvrir des témoins

Il est très important de voir que des initiatives et projets naissent à l’extérieur : cela donne à penser. La websérie Clameurs du Ceras, des films, des lectures, une visite au Campus de la Transition … tout cela stimule nos réflexions personnelles et communautaires, et nous fait cheminer.

S’engager dans des actions concrètes

Nous nous sommes engagées cette année de manière concrète dans plusieurs domaines.

La liturgie est un lieu important pour nous, et elle peut être adaptée tout au long de l’année, suivant des occasions particulières. La Saison de la Création a par exemple donné lieu à la constitution d’un corpus d’hymnes, de psaumes, de textes bibliques et de prières universelles qui a soutenu la prière personnelle et communautaire pendant tout le mois (1er septembre – 4 octobre).

Une proposition de « sobriété numérique » a été lancée, avec la visée d’essayer de réduire notre empreinte carbone liée à nos mails. Cela peut sembler une goutte d’eau, mais l’impact écologique des envois et stockages de mail est stupéfiant. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) nous fournit sur ce point des informations précieuses qui nous invitent à changer nos pratiques!

Compostage des déchets verts, travaux d’isolation, « braderie » de vêtements entre xavières, choix d’acheter local, introduction de légumineuses à certains repas… sont autant d’autres actions menées à des niveaux communautaires.

S’ajoutent à cela des propositions spirituelles que nous faisons à la Pourraque, sous la forme de retraites-chantier, avec un temps de travail à la vigne, l’oliveraie ou au potager.

Conclusion

Les gestes du quotidien pour l’écologie n’ont pas tant la prétention de révolutionner le climat que de nous changer nous-mêmes en nous incitant à nous réformer et à créer d’autres habitudes plus résilientes pour l’avenir. Cela amène à ne pas viser seulement l’efficacité comme horizon de l’agir (l’impact immédiat du geste sur le climat) mais à choisir davantage de s’inscrire dans la logique de la fécondité (ce que ce geste produit en moi comme sensibilité, transformation, etc.).

Dans nos actions, on commence aussi maintenant à repérer les gestes du quotidien, dont l’importance est symbolique et réelle, et les changements structurels, qui correspondraient à des envois en mission dans le domaine écologique : cela touche la congrégation entière !

Pour aller plus loin

Découvrez l’article de Noëlie Djimadoumbaye, xavière, et Hélène Noisette, auxiliatrice, dans la revue Projets de mai 2020 : A l’heure de la mobilisation des cathos écolos.

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