De Notre-Dame de Paris à la cathédrale de Metz, du siège de l’UNESCO à Lourdes, de la maison Bakhita à l’ICP, la visite pastorale de Léon XIV a été dense et variée. Avec un fil rouge : l’annonce au monde de l’amour du Christ pour notre « magnifique humanité », un amour qui va d’abord vers les petits, les pauvres, les fragiles. Plusieurs xavières partagent ce qui les ont touchées.
Pour Bénédicte L., les paroles du pape viennent affermir notre foi, ainsi que la joie et l’unité, l’espérance et la paix qu’il suscite autour de lui.
Simone met l’accent sur l’espérance que cette visite à raviver pour elle : « Je retiens ses paroles : servir la vie, c’est l’entourer de soin, de présence et de tendresse, surtout dans l’épreuve, jusqu’au bout. Cela m’a confortée et donné de l’espérance pour vivre le quotidien, là où je suis. »
Véronique R. a aimé voir notre Pape comme un bon pasteur : « Il est venu à la rencontre des foules, saluant de tous les côtés dans une espèce de marathon qui me rend à la fois admirative, compatissante et reconnaissante ! Et dans cette attention à tous, il prend le temps de s’arrêter, de bénir l’un ou l’autre, spécialement les plus petits, les bébés : et comme ça il nous rejoint chacun ! De plus, il se laisse émouvoir. Pour moi il est vraiment un Pape qui connaît la réponse à la question : qui est mon prochain ? Il répond à la manière de Jésus : il se fait proche. »
Quelques moments forts
Les vêpres à Notre-Dame de Paris
Des vêpres à Notre-Dame avec les évêques, les prêtres, les diacres et les personnes consacrées, Juliette retient l’encouragement du pape à préserver leur vie intérieure et à cultiver l’amitié avec le Christ. Citant Madeleine Delbrêl, Léon XIV a invité les personnes présentes à puiser à la source de l’amour de Dieu dans la prière silencieuse : « Sans la prière, nous n’aimerions pas le Dieu d’amour. Nous serons peut-être ses serviteurs, ses combattants, voire même ses disciples ; mais nous ne serons ni les enfants aimants de notre Père, ni les amis (…) de Jésus-Christ » (Madeleine Delbrêl, Notre vie)
Juliette retient également la force pastorale du discours du pape, mettant l’accent sur l’accueil, l’ouverture et le souci des périphéries, dans la ligne du Pape François. Léon XIV rappelle que « la communauté chrétienne ne constitue pas un refuge dans lequel on se replierait pour se protéger de son époque ». Au contraire, la force d’une Église vivante consiste à « accueillir la périphérie qui se trouve déjà en son cœur, accueillir celui qui est éloigné mais en réalité déjà proche, accueillir l’étranger en qui le Christ frappe déjà à la porte ».
La veillée au stade de France vue de N’Djamena (Tchad)
Séverine B. nous partage ce qu’elle retient de la veillée du pape avec les jeunes au Stade de France, qu’elle a suivie à la télévision avec la communauté de N’Djamena et des jeunes proches de la communauté :
« Il y a eu beaucoup d’émotion pour eux et pour nous ! Pour eux : quelle surprise de découvrir tant de monde réuni pour le pape, la diversité des origines, qu’un tel rassemblement se fasse dans un stade de foot, un lieu aussi populaire ! et « comment ? les chants de Glorious ? mais ce sont des chants bien connus, certains sont même ivoiriens d’origine ! » L’universalité de l’Église a réjoui !
Pour ma part, j’ai été très touchée par l’allusion au sport en parallèle avec le passage de la première lettre de St Paul à Timothée : oui le sport c’est bon, la compétition c’est bon, mais « mène le bon combat, celui de la foi ! » (1 Tm 6,12). C’est vraiment le message que l’on cherchait à faire passer en pastorale des jeunes.
Enfin, plus personnellement, j’ai été touchée par le spectacle sur l’histoire sainte de notre pays et la vie des saints et saintes de France. Beaucoup ont imprégné ma jeunesse et je vois qu’ils sont encore bien actuels : Jeanne d’Arc, le curé d’Ars, Pauline Jaricot, Vincent de Paul… A nous de suivre leurs traces ! »
La messe à la Concorde
Bénédicte L. retient la détermination d’un pape « humble et paisible dans ses paroles et ses actes. Son ancrage dans le Christ offert et livré, pacifié…qui lui permet d’être là pleinement et simplement, « tendrement » même, mais sans se laisser berner ni récupérer par aucun courant, et sans jouer la vedette. »
Agata, qui a donné la communion pendant la messe, a été touchée par ce pape qui encourage dans la foi avec délicatesse, et qui fait le pari de l’unité pour l’Église. La paix désarmée et désarmante, dont le pape a notamment parlé lors de sa première bénédiction urbi et orbi nous concerne aussi :
« Être au service de la communion lors de la messe était une façon d’être au service de la communion de l’Église qui est en France : j’ai été très émue par la diversité des visages, des mains, des façons de communier… Quand on donne la communion dans sa paroisse, on a l’habitude de qui s’agenouille, qui tend les mains etc. Là, c’est la diversité qui surgissait, et il fallait s’adapter à chaque personne. Dans un contexte de fortes polarités ecclésiales, cela me donne envie d’être au service de la communion dans l’Église. »
A n’en pas douter, le voyage de Léon XIV a marqué les cœurs, il reste à présent à en récolter les fruits. Prendre le temps de lire ou relire ses discours, méditer son adresse aux jeunes, et œuvrer à notre tour, là où nous sommes, en lien avec le thème de ce voyage apostolique : « Pour que le monde ait la vie ».