Le dernier week-end de septembre a réuni des dizaines de milliers de citoyens dans toute la France pour le climat et la justice sociale. Perrine a participé au mouvement à Marseille, elle fait le récit de cette mobilisation citoyenne, fraternelle et diverse.
Après un été accablant, marqué par des incendies, des canicules record, plus de 7 300 décès, des dégâts matériels et environnementaux, des pertes pour les agriculteurs, des citoyens ont décidé de réagir : une pétition a été lancée, avec un appel fort adressé au Président de la République, et rendez-vous a été donné le 26 septembre dans plusieurs villes de France pour une marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. J’étais dans la marche de Marseille, avec environ 2000 autres personnes.
Des participants divers, unis par un même engagement
Des associations se sont jointes à cette mobilisation, dont Alternatiba ou la Ligue des Droits de l’Homme. Je suis venue avec d’autres chrétiens, dont certains étaient engagés à Église verte ou Lutte et contemplation.
La force de ce rassemblement résidait dans son unité dans la diversité : les personnes présentes étaient unies dans ce désir d’un monde plus juste, et diverses par leur âge (de 4-5 ans à plus de 80 ans), leurs engagements, leur sensibilités politiques. J’ai rencontré des gens venus seuls, avec un(e) ami(e) ou un enfant, qui manifestaient pour la première fois. L’été que nous venons de vivre a été pour eux un déclencheur, en nous confrontant à nos limites et à nos contradictions. Face à l’urgence, c’est le désir d’un changement collectif et donc politique qui s’est exprimé. Ce fut un moment fraternel, heureux, qui me révélait le visage de celles et ceux qui ont entendu la clameur de la Terre et des pauvres.
Prendre soin de notre maison commune
J’ai rejoint ce rassemblement en tant que chrétienne, animée du désir de prendre soin de notre maison commune. Le pape François invitait les chrétiens à se mettre en marche. Ce 26 septembre, marcher pour le climat et vivre ces rencontres ont nourri mon espérance, si essentielle pour envisager l’avenir. Pendant sa visite en France, le pape Léon XIV évoquait l’importance de la paix et du dialogue : cette marche est un moyen de vivre le message du Christ, de vivre l’amour en acte, de s’engager pour bâtir à la suite du Christ un royaume de justice et de paix.
Un grand merci à tous les organisateurs et notamment à Lutte et contemplation Marseille avec qui j’ai marché !