Ce mois-ci, les évangiles des dimanches nous invitent à goûter le repos qu’offre le Christ et à nous émerveiller devant le trésor de grande valeur accessible aux humbles et aux petits.
Dimanche 5 juillet – Je suis doux et humble de cœur
14ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 11, 25-30
« Venez à moi vous tous qui peinez… je vous procurerai le repos ».
Nous pouvons rendre infiniment grâces au Christ pour cette parole qui nous rejoint au milieu de nos tracas quotidiens et qui prend la forme d’une promesse. Encore une fois, Jésus porte bien son nom : Dieu sauve ; et aussi « Emmanuel », Dieu avec nous. Notre Dieu est relation : c’est en venant à lui que notre cœur trouve la paix, le repos. A l’orée de l’été, ce désir de repos résonne sans doute en nous. Mais ne nous y trompons pas : le repos que Dieu promet n’est pas synonyme de farniente. Il est un espace offert dès le septième jour de la Création pour goûter la bonté du Père à notre égard. Venir au Christ, accueillir le repos qu’il donne, c’est entrer dans un mode de relation qui fait voir la vie autrement et nous fait prendre conscience de l’essentiel : la joie et la paix d’être au Christ au milieu d’un monde qui nous entraîne si souvent dans un tourbillon incessant.
Plus bas que les puissants, plus silencieux que les bruyants, les tout-petits peuvent, comme Jésus, être témoins et acteurs de gestes de fraternité et de relèvement que d’autres ne verront pas. Et cela fait tressaillir le cœur de Dieu.
Dimanche 12 juillet – Le semeur est sorti pour semer…
15ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 13,1-23
Jésus, dans cet évangile, n’insiste pas tant sur la fertilité du terrain que sur la largesse du semeur. Il sème à tout va, ce qui n’est pas très professionnel pour un agriculteur ! Mais voilà un semeur qui n’est pas comptable. Il ne donne pas seulement à la bonne terre, les bons paroissiens du dimanche, mais aussi à ceux qui ont préféré prendre l’air à l’heure de la messe, aux indifférents, ou à ceux qui croient différemment. Il donne sa Parole aux cœurs de pierre durs et ingrats, comme à ceux dont les ronces bouchent le passage et étouffent. Le semeur sème une parole qui se donne quoiqu’il en soit. La parole se fait parabole, invitant à chercher à percer son mystère, celui de la vie qui sourd envers et malgré tout. Elle est une graine porteuse d’une promesse qui ne s’impose pas, mais demeure en attente d’un accomplissement qui suppose notre part de soin et d’attention.
Le semeur est sorti pour semer, il ne s’en lasse pas, accepte la perte, consent à l’éphémère. Il s’adapte aux dons de chacun pour lui faire porter du fruit trente, soixante ou cent, qu’importe. Et il espère toujours l’inattendu de la floraison. Qui n’a jamais vu une fleur entêtée traverser les murs ou le goudron ?
Dimanche 19 juillet – Du bon grain dans le champ
16ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 13, 24-43
Dans cette suite de paraboles, il semble que le Christ nous invite à contempler quelque chose de la douceur et de la patience de Dieu envers chacun. Douceur et patience qui ne sont ni passivité ni démission face aux difficultés ou au mal, mais qui sont empreints de force et de confiance. L’homme qui sème le bon grain ne court pas après son ennemi pour se venger, il attend le bon moment pour agir. Celui qui plante le grain de sénevé ne tire pas sur la plante pour la faire grandir. De même, la femme attend patiemment que la pâte lève. Oui, Dieu « prend soin de toute chose », « juge avec indulgence » et « nous gouverne avec beaucoup de ménagement », Lui qui « est bon et qui pardonne ».
Demandons-lui la grâce de cette douceur, qui prend le contre-pied de la violence et de l’impatience, pour l’accueillir en nos vies et la communiquer autour de nous. Alors, sans bruit, grandit le Royaume de Dieu.
Dimanche 26 juillet – Un trésor caché
17ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 13, 44-52
Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor caché. Sa découverte bouleverse tout. Le chercheur vend tout pour acquérir cette perle rare. Le trésor ne mobilise pas seulement des biens matériels, il attire tout l’être car « là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6,21). Le trésor réclame tout. Aujourd’hui encore, Jésus vient à la rencontre de chacun, au milieu des luttes et des rêves, et nous pose une question essentielle : que cherches-tu ? Santé, paix, emploi, logement, visa, mariage,… autant de trésors désirés. Et si le vrai trésor n’était pas une chose, aussi précieuse et légitime soit-elle, mais un visage ? Jésus t’invite à aller au large à passer de la question « que cherches-tu ? » à « qui cherches-tu ? » Alors, la quête devient Rencontre. Seule cette rencontre avec le Christ, vrai Trésor, procure une joie durable, signe du Royaume. Loin des joies éphémères qui s’éteignent vite et laissent vides, la joie de cette rencontre traverse le temps et nous donne l’assurance que chacun de nous est un trésor, gravé dans la main de Dieu.
Seigneur, oriente nos quêtes vers Toi, le vrai Trésor, et donne à chacun de se découvrir comme un trésor que Ton cœur ne cesse de chercher.