Ce mois-ci, les évangiles des dimanches nous tournent vers le Père plein de compassion qui nous apprend à garder sa Volonté : « que pas un de ces petits ne se perde » (Mt 18,14). Avec le Fils bien-aimé, embauchons-nous à sa vigne !
Dimanche 6 septembre – Si ton frère a commis un péché contre toi…
23ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 18, 15-20
Heureux sommes-nous d’entendre cet appel de Jésus à vivre la correction fraternelle dans nos communautés de vie traversées par des conflits qui perturbent la communion, jetant le discrédit sur la fraternité. Accueillons sa parole exigeante et aimante et sous son regard, présentons-lui notre désir d’aimer l’autre comme Lui. Interrogeons-nous sur nos manières de vivre les relations, comment nous nous laissons approcher par l’autre, nous entraidant dans le pardon.
Un vrai défi à relever d’oser trouver l’autre avec qui nous ne sommes plus en communion, blessés par ses choix, ses paroles. Comment nouer le dialogue, l’écouter sans écouter les rumeurs, sans oublier que je ne suis pas mieux ? En cas de refus, comment persévérer, tenir sans l’espérance, nous souvenant que Jésus nous demande de regarder l’autre égaré comme lui regardait le païen et le publicain. Oui, aimer la personne au-delà de son refus et ne pas cesser de lui témoigner de la proximité et de la tendresse de Dieu.
Dans toute relation, serons-nous de ceux qui lient par nos jugements ou de ceux qui délient par des paroles habitées par l’Esprit Saint ? Entrons dans ce chemin de réconciliation avant qu’il ne soit trop tard.
Dimanche 13 septembre – Pardonner jusqu’à 70 fois 7 fois
24ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 18, 21-35
Pardonner n’est pas un acte facile à poser. Longtemps, nous avons pensé qu’il allait de soi. Mais il y a des offenses impardonnables et justice doit d’abord se faire avant même le pardon.
Cependant, il n’est pas possible de vivre sans pardon. L’amertume, le ressentiment ou le désir de vengeance risque alors de nous envahir et nous pourrir la vie. Pierre l’a bien compris : il se demande combien de fois pardonner à un frère qui l’aura blessé.
Et Jésus répond par une histoire comme il en a l’habitude, en grossissant les faits. La dette est monstrueuse mais le maître plein de compassion accorde un délai à son débiteur. A son tour, ce dernier se montre incapable d’adopter la même attitude avec un de ses compagnons dans une situation similaire. Sans pitié, il l’envoie en prison. Et Jésus conclut que c’est ce que fera notre Père des cieux si nous ne pardonnons pas du fond du cœur à notre frère ou sœur.
Cette parabole éclaire cette phrase du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »
Dimanche 20 septembre – Allez à ma vigne vous aussi !
25ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 20, 1-16
« Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste ».
Nous sommes tous invités à travailler à l’avènement du Royaume des cieux quelque soit le moment et l’heure. Cette parabole nous invite à changer notre regard pour entrer dans la bonté et la justice de Dieu. Peut-être faut-il nous détacher de notre propre situation pour nous réjouir que tous reçoivent un salaire juste leur permettant de vivre. Dans notre société matérialiste, il est difficile de comprendre cette parabole car « il faut travailler plus pour gagner plus ». La justice de Dieu est bien différente de notre justice sociale.
Il s’agit pour nous d’entrer dans une autre logique qui offre à tous un chemin de vie et nous invite à rendre grâce pour la gratuité des dons reçus. C’est peut-être aussi une invitation à apprendre à voir l’inattendu de Dieu au-delà de notre sentiment de jalousie, notre impression d’être injustement traité. Se laisser déplacer sans toujours tout comprendre pour entrer dans une vérité qui nous dépasse, à la suite du Christ où tous sont invités à répondre à l’appel du Maitre du domaine quelle que soit l’heure. « C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Dimanche 27 septembre – Va travailler aujourd’hui à la vigne
26ème dimanche du Temps Ordinaire, année A – Mt 21, 28-32
La Parole de Dieu de ce dimanche nous invite à faire sa volonté. La clé de notre réponse à cet appel réside sans aucun doute dans la foi en sa parole, une foi qui ne se limite ni aux paroles ni aux bonnes intentions, mais qui se traduit concrètement dans les actes. La foi véritable se met dans les actes (cf. Mt 7, 21 ; Jc 2, 18).
Cet appel à faire la volonté de Dieu est pour aujourd’hui : « va travailler aujourd’hui à ma vigne. » Au cœur de nos refus et de la fragilité de nos promesses, la bonne nouvelle de ce jour tourne notre regard vers le repentir toujours possible. À l’exemple du premier fils, l’essentiel est de renoncer à notre volonté propre pour entrer dans celle de Dieu.
Comme le soulignait Benoît XVI, à l’origine de cette foi agissante ne se trouve ni une idée ni une doctrine, mais la rencontre avec une Personne, Dieu notre Père, qui s’adresse à chacun en l’appelant tendrement : « Mon enfant ». L’accueil de cette relation filiale constitue l’acte fondamental de la foi chrétienne. C’est en nous sachant aimés comme des enfants que nous apprenons le repentir et trouvons la force d’accomplir la volonté de Dieu notre Père.