BL 1Je suis arrivée au Tchad le 8 septembre 2008 et j’y ai rejoint le C.C.U, le Centre Catholique Universitaire de N’Djaména. Ce centre, composé de deux sites à proximité des facultés, entend apporter une aide aux étudiants. Ses espaces pour étudier et ses propositions culturelles et de formation viennent en complémentarité de l’Université. Et il y a aussi les propositions de l’aumônerie (formations bibliques, weekends de récollection spirituelle, formation à la connaissance de soi, etc.).

Aujourd’hui, le CCU représente 700 à 1000 abonnés par an, une équipe de 9 permanents tchadiens, chrétiens et musulmans, une dizaine d’étudiants bénévoles et 2 aumôniers : un prêtre et moi, qui en suis la directrice.

L’accueil inconditionnel de tous les étudiants, sans distinction d’ethnie ou de religion, participe de « l’esprit du CCU », comme disent les jeunes eux-mêmes. Mais ce qui anime ce centre depuis plus de 25 ans, c’est le souci continuel de chercher comment servir toujours davantage les étudiants. Il ne se passe pas une réunion des permanents sans que nous ne cherchions quelle conférence, quelle formation, quel projet pourrait aider les étudiants à devenir des adultes toujours plus responsables et compétents. C’est ainsi que nous avons lancé des modules de renforcement des capacités dans différentes filières mais aussi un rendez-vous de la Saint-Valentin car les étudiants nous ont demandé un espace pour pouvoir parler mariage, vie en couple, religion, tradition, culture, etc.

J’aime cette mission qui m’invite à être à l’écoute pour chercher et trouver ce que nous pouvons initier. J’aime aussi ce travail avec d’autres dans lequel j’apprends beaucoup sur la culture et les manières de faire. Seule, je risquerais de foncer avec mon idée au risque que celle-ci, si bonne soit-elle, ne porte pas de fruit parce que je n’aurais pas consulté et laissé les autres réagir pour l’amender au vu des us et coutumes localse. Il importe que notre équipe soit plurielle et que des étudiants en soient partie prenante !

Être au CCU, c’est travailler avec des jeunes originaires de tout le Tchad, d’ethnies et de confessions religieuses différentes ; c’est entendre leurs aspirations, les accompagner humainement et dans la prière. Comme xavière, cela participe bien de notre désir de « faire le lien » avec tous et de travailler humblement à la réconciliation et à l’unité dans un pays qui a connu plusieurs guerres et qui aspire à la paix.

C’est une vaste mission pour nos faibles moyens humains et financiers ! Et ce dernier point n’est pas des moindres, car le Tchad est un des pays les plus pauvres du monde et les étudiants constituent par définition un public peu fortuné.

Plus je dure ici plus je réalise que c’est dans la prière quotidienne que je puise les forces nécessaires. Souvent, c’est là, à la lumière de la Parole de Dieu, qu’il m’est donné de comprendre comment Dieu fait ou veut faire dans tout ça ! Un peu comme on s’arrête boire à une source pour mieux repartir !

Brigitte L.

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