« Fotamana !» c’est-à-dire « bienvenue » en langue locale sénoufo.

Korhogo, capitale du nord de la Côte d’Ivoire, se modernise, tout en gardant bien vivante la tradition culturelle sénoufo qui imprègne fortement le quotidien.

A l’occasion de certaines fêtes, vous pouvez rencontrer, sur les artères de la ville,  un cortège de danseurs avec des masques traditionnels qui avancent au son des balafons et des tambours encadrant de jeunes initiés qui sortent du Bois sacré.

Implantée à Korhogo depuis 1972, la communauté y poursuit sa mission à diverses facettes avec Marie-Madeleine, Fatou et Monique :

  • La bibliothèque « Le Monde à notre porte»  a été ouverte en 2002, au cœur de la crise ivoirienne, dans des locaux de la paroisse Saint-Jean-Baptiste (cathédrale) de Korhogo. Elle accueille tout public, pour la lecture sur place, l’étude dans un cadre silencieux, la recherche sur la culture Senoufo, une ouverture sur le monde, etc. Marie-Madeleine N’Guessan en est la directrice et Monique Lorrain la gestionnaire.

Depuis 2014, la bibliothèque a établi un partenariat avec les établissements secondaires publics et privés de Korhogo pour l’éducation à la paix. Elle leur apporte son appui pour la mise en place des clubs « Messagers de la Paix » en assurant la formation des animateurs et en organisant chaque année une « fête de la Paix » à laquelle les établissements apportent leur participation dynamique.

  • Avec l’ouverture de l’Université Péléforo Gbon Coulibaly, l’arrivée massive de jeunes étudiants dans la ville a rendu nécessaire la mise en place d’une pastorale universitaire. Marie-Madeleine y collabore. Elle est également chargée de l’Apostolat biblique au niveau du diocèse de Korhogo.

  • Fatou Ouattara est enseignante dans un collège catholique et anime le groupe des vocations à la paroisse.
  • Monique Lorrain continue l’aumônerie de la prison où il y a maintenant une équipe bien vivante et motivée. Malheureusement, depuis le début de mars 2020, avec la pandémie, les détenus sont privés de toute visite, y compris de l’aumônerie. Aussi nous essayons d’être inventifs pour maintenir les liens indirectement : ainsi en leur mettant sur clé USB des films bibliques qu’ils peuvent regarder sur leur écran de télévision, en leur faisant passer des brochures, livres pour nourrir leur foi et favoriser les échanges entre eux.

Nous sommes en train d’acquérir différents jeux (scrabbles, dames, ludo, … ) et collaborons avec le service socio-éducatif pour l’organisation d’un tournoi où les vainqueurs recevront des prix : une manière de les distraire alors qu’ils sont coupés de tout lien avec l’extérieur.

Pour Noël et Pâques, nous prévoyons un concours biblique. La collaboration avec le personnel qui est partie prenante de ces projets est bien précieuse.

Communautairement, nous désirons partager la spiritualité qui nous fait vivre par différentes propositions : week-ends spirituels, retraites et autres…

Notre habitation au cœur d’un quartier  favorise les liens de voisinage avec ceux qui nous entourent, de toutes religions : églises diverses, islam, religion traditionnelle.

 

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