En ces jours, l’Eglise célèbre le retour de Jésus ressuscité vers le Père.

Saint Marc nous dit : « « Le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » (Mc 16,19).
C’est un langage symbolique et théologique pour dire que le Christ après avoir souffert la Passion et connu la Résurrection est devenu le Seigneur de toutes choses. Nous ne pouvons plus le voir sur nos routes humaines mais il est avec nous chaque jour et en tous lieux.

L'Ascension - Abbaye d’Echternach, 11è S
L'Ascension - Abbaye d’Echternach, 11è S

Je regarde l’image

Elle vient à nous de la fin du 11ème siècle. Elle a été créée à l’abbaye d’Echternach au Luxembourg.

Sur le fond d’or de la lumière incréée, Jésus s’élève. Sa tête, nimbée d’une auréole est tournée vers le ciel, son regard est fixé sur la main du Père qui le bénit.

Vêtu d’une tunique blanche et d’un manteau de pourpre, il a les mains ouvertes comme un orant.
Il est déjà à moitié entré dans les cieux, figurés par un demi- cercle couleur d’arc en ciel doublé par des festons blancs évoquant la nuée qui accompagne toute manifestation de Dieu. Seuls ses pieds sont encore dans le monde des hommes…

En dessous de lui, les ailes roses de deux grands anges, épousent les contours de la sphère céleste créant une magnifique impression d’aspiration.
De leurs doigts levés ils désignent le Christ qui s’élève, mais leurs regards sont tournés vers les deux groupes de petits personnages aux mains ouvertes qui lèvent les yeux et contemplent l’Ascension.

Parmi eux, Marie, reconnaissable à son voile blanc, demeure en prière.

Je lis le texte des Actes des Apôtres

Jésus disait à ses apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. (Ac 1,8-11)

 

Je médite

Comme Marie et les Apôtres je me tiens là, fixant le ciel. Ce Jésus qui a marché sur les chemins de Palestine, qui a souffert le supplice de la croix, qui s’est manifesté à ses disciples au bord du lac ou sur le chemin d’Emmaüs voilà qu’il disparaît à leurs yeux.
« Heureux ceux qui croiront sans avoir vu. »

Maintenant commence le temps de la confiance, une confiance qu’il me faut maintenir, même dans l’imprévisible, dans l’absence, dans les plus fortes tensions de l’existence.
La foi n’est pas une fuite ou une démission, au contraire : je suis invité(e) à me mesurer aux défis présents et à faire jaillir l’espérance là où je suis.

Je m’entretiens avec le Christ

Je lui dis ma confiance, je lui demande de l’augmenter. Je regarde le monde dans lequel je vis, sa fragilité, ses défis. Je regarde ceux et celles qui me sont proches. « Seigneur élève- nous ! »

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